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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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ago HISTOIRE DES guerres de la révolution.de plus près, nous devons cependant dire quesou système d’union à la France , n’était pas siblâmable qu’on l’a prétendu dans l’étranger; etqu’il ne dépendît même pas entièrement de lui,de donner à cette alliance les dehors d’une ho-norable indépendance. Tous les motifs qui avaientattaché l’Espagne à la France , depuis Philippe Y,existaient avec plus de force que jamais. Nepouvant renoncer à ses immenses possessionsd’outre-mer, qu’elle considérait comme les vé-ritables soui’ces de sa prospérité, et n’ignorantpas à quel point l’Angleterre les convoitait, puis-que dès le règne de Georges I er , uu de ses mi-nistres n’avait pas craint d’en faire l’aveu formel,l’Espagne n’était en état de les conserver qu’avecunemarine: orquelautre moyen aurait-elle eu deréussir si ce n’est de s’allier à la seule puissancecapable de balancer les forces navales de l’An-gleterre? Qu’eût donc pu faire de mieux Godoi,que de se jeter dans les bras de la France victo-rieuse? Rester neutre, comme on l’avait si mal-heureusement fait dans la guerre de i y 56 à 1762,n’était-ce pas donner à l’Angleterre la facilitéd’anéantir jusqu’aux derniers vestiges de la ma-rine française, pour assaillir ensuite l’Espagne désarmée et réduite à ses propres moyens? SiJaneutralité du cabinet de Madrid , déterminantcelui de St.-James à modérer ses prétentions,eût produit une paix durable, et donné le temps