330 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
à l’autre inonder complètement en faisant unecoupure à la digue du lac Mahadiek; sinon ileût été nécessaire de tourner le lac Maréotis parune marche de six jours dans le désert. Heureu-sement ce chemin se trouva; on défila par Agaziet Marioulh, et l’on gagna le Marabou.
Le général en chef n’arriva avec ces renfortsque le 19 au soir au camp d Alexandrie , le fortd’Aboukir avait capitulé la veille, et l’ennemimaître de toute la presqu’île avait profité de cedélai pour doubler la force de sa position. Lelac Mahadieh, et les bords delà mer, étaientgarnis d’une multitude de canonnières, qui as-suraient ses flancs. Sa gauche, déjà protégée pardes étangs, fut couverte par une redoute arméede 1 a pièces de gros calibre; on couvrit la droiteappuyée aux ruines du camp des Romains parune redoute armée de deux pièces de 2/f, lecentre, placé également sur des hauteurs, futcouvert de petits redans pour faciliter les feuxde inousqueterie ; telle était l’imposante posi-tion où les Anglais , avec 16 mille hommes, 200chevaux et 4'-* pièces de canon attendaient l’ar-mée française, Si celle-ci l’eût attaquée à forceégale, comme il eût été possible de le faire, lavaleur des troupes républicaines jointe à l’i-nitiative , eussent compensé le désavantage duchamp de bataille; mais le général Menou, aprèssa jonction avec les corps d’Alexandrie , n’avait