358 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,des équipages, n’étaieut pas de ces pertes qu’onrétablit par uu décret, ni par aucune force devolonté; il faut pour cela du temps, un systèmebien suivi, des circonstances heureuses et del’argent. La Hotte hollandaise n’existait plus ,celle des Espagnols, bloquée dans Brest et Cadix ,tremblait d’en sortir, certaine de tomber aupouvoir de l’ennemi, si elle hasardait un pas.Celle de France , réduite à une trentaine de vais-seaux capables de tenir la mer, n’était guèreplus présentable à l’ennemi.
Aussi depuis deux ans, la guerre maritimen’offrait-elle plus qu’une froide et déplorablenomenclature d’établissemens tombés au pou-voir de l’Angleterre. Peu jaloux de disputer St.-Domingue à la fièvre jaune et à la puissante ar-mée de Toussaint, le cabinet de St.-James em-ploya ses moyens à s’ouvrir l’accès du continentaméricain, en occupant le ai août 1799, Suri-nam et Démérary, qui se rendirent sans résis-tance , autant pour éviter la ruine inévitablequ’entraînerait un blocus rigoureux, que parsuite de la division qui régnait entre deux partisdans les colonies hollandaises, comme dans lamétropole. L’île de Curaçao subit le même sortau milieu de 1800. Saint-Eustache , ce théâtre dela gloire du marquis de Bouillé, ne tarda quequelques mois.
Il semblait qu’il ne manquât au gouvernement