LIVRE XVIII, CHAP. CX. 365
y envoyait une reconnaissance, le détermina àreconnaître sans délai un point de débarquementà l’ouest, et il fit les apprêts nécessaires pourdescendre à Bengazi. Un nouvel incident le dé-tourna bientôt de cette résolution : la vue dequelques naturels du pays armés, et plus encorele signal de l’apparition d’un certain nombre debâtimens ennemis, le décida à renoncer à sonentreprise et à reprendre le chemin de Toulon ,après, avoir capturé eu route une corvette et leSwiftshure de 74 canons ; mais après avoir perdutrois fois l’occasion de sauver l’Egypte . En effet,quoiqu’il fût déjà bien tard, s’il avait encore dé-barqué à cette époque, il eût été possible dedégager Menou à Alexandrie , et de marcher en-suite au Caire pour joindre Belliard. La fortunecontraire, ayant déjoué tous ces efforts, il fallutse soumettre à ses arrêts, et attendre avec calmel’évacuation de la colonie, dans laquelle Bona-parte avait placé toutes ses espérances. 9!
Tant de contrariétés ne faisaient qu’exciter p ro j e t pourBonaparte, peu habitué à reculer devant les obs* reunir unetacles, et il ne s’en appliquait pas moins à pré- à Cadix ,parer de nouvelles expéditions. Le gouverne-ment espagnol ayant cédé six vaisseaux à. laFrance, l’amiral Dumanoir s’était rendu à Cadix pour les organiser et en diriger l’emploi .^aussitôt,que les équipages attendus de Brest par terreseraient arrivés. D’un autre côté , Linois ayant