LIVRE XVIII, CH AP. CX. 367
Linois , qui s’était placé lui-même à cette ex-trémité de sa ligue, 11e balança pas un momentpour la replier obliquement, en faisant échouerses vaisseaux entre les deux batteries; et, afinde mieux assurer ce flanc gauche, huit chaloupescanonnières espagnoles furent disposées au nordde la batterie de St.-Jacques.
Ses adversaires se présentèrent au combatavec l’assurance que leur donnait une supério-rité de plus du double. Linois les reçut avec lamême résolution. Le parti qu’il venait de prendreavait mis l’avant-garde ennemie dans l’impossi-bilité de le doubler, V^dnnibal, qui en formait latête, tombé sous le triple feu des canonnièresespagnoles, du Formidable , que montait Linois,et de la batterie de St.-Jacques, servie par legénéral Devaux, avec des troupes de terre fran-çaises, fut démâté et mis hors de combat; levaisseau qui suivait, presqu’aussi maltraité, dutse faire remorquer par une frégate.
A l’aile opposée, le vaisseau anglais le Pom-pée , ne fut pas plus heureux, Y Indomptable l’ac-cueillit par un feu aussi vif que bien dirigé, etla batterie de l’île Verte le seconda d’abord desou mieux. Cependant les Espagnols se relâ-chant de leur zèle, et les Anglais ayant paruvouloir enlever l’île, la frégate le Muiron fit dé-barquer les troupes qu’elle avait à bord , et cesbraves fantassins servirent la batterie avec tant