LIVRE XVIII, CHAP. CXI. 385
» négligé, et s’est montré disposé à faire toute» espèce de sacrilices , pour rétablir la paix , et» épargner à l’humanité les larmes et le sang,» résultats inévitables d’une nouvelle campa-» gne. »
Ce résumé fit d’autant plus de sensation qu’ilarriva à peu près à l’époque du revers qu’es-suya Nelson devant Boulogne. En effet, le cabi-net de St.-James ne s’en était pas tenu à des me-sures de défense passive. Soit qu’il crût ôterpour toujours au gouvernement français l’enviede renouveler ses menaces, soit qu’il pensâtque la ruine des flottilles ennemies pût influersur les Conditions de la paix, ou enfin qu’il ytrouvât une plus grande garantie pour sa pro-pre sûreté, il méditait depuis long temps l’atta-que de ce même port de Boulogne d’où l’oncroyait déjà voir sortir l’armée d’invasion.
Nul ne pouvait mieux s’acquitter de cettetâche que Nelson, dont l’audace connue étaitdéjà un présage de succès. Il prit le commande-ment d’une escadre destinée à cette expédition,à laquelle furent attachés des brûlots et machi-nes incendiaires, préparés dans le plus grandsecret au Noie et à Sherness.
Le gouvernement français , instruit de cesapprêts, en informa Latouche, et lui prescrivitde redoubler de surveillance. Nelson sorti deDéal le i cr août avec quarante voiles, dont trois17. 25