386 HISTOIRE DES GUERRES DE I,A RÉVOLUTION,vaisseaux, quatre frégates, et le reste de brû-lots, bombardes et canonnières, trouva ainsi àson arrivée devant Boulogne, tout préparé pourle recevoir. Une ligue d’embossage de six bricks,deux schooners et vingt canonnières , défendaitla rade, que protégeaient encore onze batteriesde côte.
Première Nelson, monté sur la Méduse, plaça lui-mêmedeNelson 4i sa I'S oe de bombardes obliquement à larepoussée, ligne française, en partant à peu près du centrejusqu’à l’extrême droite; mais à une distance de2000 toises, où le feu ne faisait de part et d’autreque peu d'effet. A la suite d’une canonnade dequelques heures, qui coûta aux Français deuxbarques seulement, l’amiral anglais retourna àDéal, assez mécontent d'une équipée qui n’avaitrépondu, ni à l’attente du gouvernement, ni àcelle du peuple ; le seul résultat qu’il en obtintfut de s’assurer des moyens réels de défense queprésentait Boulogne.
Seconde Soit que cette première tentative ne fût qu’un
attaque plus . A , , ,,
sérieuse, essai, soit que l\elson honteux, voulut vengere fnut7le nt cet a ffront, il remit à la voile au bout de quel-ques jours, avec un î-eufort de 3o bâtimens et de3 à 4 mille soldats de marine , destinés à enleverla flottille à l’abordage ou à l’incendier. Aprèsune démonstration contre Flessingue , il se ra-battit de nouveau vers Boulogne, et vint jeterl’ancre hors de portée de l’avant-garde française,