LIVRE XVIII, CHAP. CXI. 3gi
» on était persuadé que S. M. fmtannique se» trouvait assez puissante dans cette contrée» pour ne pas chercher à y accroître ses pos-» sessions.
» On ne pouvait croire que, dominant sans» rivalité dans les mers d’Asie , elle voulût ac-n quérir la même prépondérance exclusive dans» les mers d’Amérique ; et cependant le pre-» mier Consul avait déclaré qu’il ne s’arrêterait» pas à une île du second ordre, s’il n’y avait» que cet obstacle qui retardât la fin des mal-» heurs de la guerre. Le premier Consul n’a» point varié daus ses dispositions à cet égard.» Mais aujourd’hui ce n’est plus une île du se-» coud ordre que le gouvernement anglais de-» mande, exige ; ce sont deux îles : c’est à la fois» Tabago et la Trinité, cette colonie si impor-» tante par sa position, par ses richesses, par» ses rapports avec le continent de l’Amérique » méridionale : et cette immense acquisition ne» lui suffit pas encore; pour en étendre lesavan-» tages, il veut que Démérary, Berbice , Essé-» quibo, et les principaux débouchés du com-» merce de l’Amérique méridionale, soient et» demeurent ouverts à ses vaisseaux; espèce de» franchise qu’il propose de rendre commune,» mais dont l’Angleterre seule aura tout le profit.
» On doit dire qu’il avait été impossible de» s’attendre à de pareilles propositions; et que».