LIVRE XVIII, CHAP. CXI. 4°^
licane et de mettre ce nouveau système reli-gieux en harmonie avec lesprit du siècle, cequ’il fit par de nombreux articles réglementairessur lesquels nous aurons sujet de revenir.
Cependant, au milieu du magnifique horizon ciiange-qui s’ouvrait devant elle, la France apercevait lè^républi.au loin quelques nuages précurseurs des tem- qnesvoi-pètes. A peine le traité de Londres était-il signé ,que des révolutions survenues en Suisse mena-cèrent de troubler la tranquillité du continent.
L’article du traité de Lunéville, qui assuraitl’indépendance aux républiques Batave, Cisal-pine , Helvétique et Ligurienne, avec la facultéde se donner les lois quelles jugeraient con-venables , n’annonçait que trop le prochainrenversement de celles qui existaient. On ignoresi l’ambiguïté de ces stipulations fut un calculmachiavélique ou une imprudence des négo-ciateurs , qui rouvrirent la boîte de Pandoreau moment où ils étaient appelés à la fermer.
S’ils avaient l’intention de reconnaître le gouver-nement existant en Suisse , ou a droit de s’éton-ner qu’ils n’en eussent pas fait insérer la clauseexpresse. Si au contraire ils ne voulaient pas quecet ordre de choses se consolidât, du moins fal-lait-il prévoir le cas de son renversement, etaviser à une médiation amicale des deux puis-sances , pour réunir les partis au moyen d’une