4 L 4 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
injustesqu’on leura faits.
Avantages
de la
centralitésur lefédéralisme
prit de parti ou de cotterie, out voulu jeter del’odieux sur tous les Suisses partisans de cetteunité. Ils ont oublié que , dans des temps de dis-corde, la voix de la justice est étouffée, que laconsidération publique n’existe plus, que deuxvoix ennemies, également exagérées et injustes,animées par les passions, décernent des cou-ronnes ou vouent à la haine sans discernement;eu nu mot, que ce qui est pour l’une un titre à lagloire, est pour l’autre un titre de proscription.Mais les hommes d'état conviendront que la cen-tralité était préférable au fédéralisme, que cesécrivains prônent avec tant d'emphase, soit pardépit de voir certaines familles déchues du pri-vilège de régler seules les affaires publiques; soitpar un respect aveugle pour les antiques souve-nirs auxquels il se rattachait, comme si lag-loiredes fondateurs de la liberté helvétique , était unmotif de sanctionner d’indignes abus introduitsdeux siècles après leur mort.
En admettant meme quelaSuisse , forméé parl’alliance successive de petits états, unis pour ré-sister à des voisins puissans et ambitieux, pûtdifficilement, à raison de la différence de moeurset de localités, être régie par une législationuniforme , comme le voulait la constitutiond'Ochs en 1798; il n’en est pas moins recountique ces diverses nuances de législation ne doi-vent porter que sur des détails administratifs,