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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVIII, CHAP. CXI. 4 l $

par sa position , mobiles si puissans dans lesdéterminations humaines.

Le parti unitaire se subdivisait en plusieursbranches. Les uns voulaient un gouvernementcentral unique, avec tous les dangers des électionspopulaires, en un mot, une démocratie parfaiteet uniforme pour toute la Suisse . Quoi qu’on endise, ils étaient en petit nombre, du moins parmiles hommes éclairés. D’autres désiraient la cen-tralité, mais avec des institutions mitigées. Lestroisièmes, plus sages, reconnaissaient l’impos-sibilité de gouverner les pâtres de Stanz commeles capitalistes de Bâle , et les vignerons du paysde Vaud, comme la bourgeoisie de Berne : fidèlesaux principes, ils profitaient du bien de la révo-lution en rejetant ses abus. Ils désiraient, queles cantons, sans cesser de se gouverner selonleurs antiques moeurs et usages, se ralliassent àun gouvernement central en ce qui concerne laforce et l’intérêt national ; 2 ° que les Vaudois etles Argoviens, peuples éclairés, fussent admis àjouir des droits politiques et de leur indépen-dance; 3° que les notables des campagnes deZurich, Berne, Bâle, Soleure , eussent une repré-sentation quelconque dans leurs conseils can-tonnaux respectifs, en laissant aux villes uneprééminence sanctionnée par le temps et justi-fiée d’ailleurs par les lumières de leurs liabitans.

Quelques écrivains français , entraînés par l’es-

Divisiondu partiunitaire.

Reproches