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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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4 1 6 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,nement. Et, sans aller prendre des exemples siloin, Berne eût-il été en j 798 la proie de deuxdivisions françaises, si la force armée des treizecantons eût été réunie, et employée à la dé-fense çommuue , par une autorité nationale re-connue depuis long-temps?

Les hommes qui ont voulu donner à la Suisse des institutions propres à la rendre plus fortechez elle et plus respectable au dehors, ne de-vaient pas s’attendre à être traités comme desfactieux. Ils ont montré plus de véritable patrio-tisme et de désintéressement que leurs adver-saires. Il ne faut pas les confondre avec les dé-magogues qui ont tout renversé pour mettre àl’épreuve de vaines théories. Si les partisans dufédéralisme ont, de leur côté, déployé quelquesvertus civiques, on peut leur reprocher aussid’avoir été aveuglés par leurs intérêts et leurspréjugés, quand ils ont soulevé les peuples con-tre tout gouvernement unitaire, et lancé l’ana-thème sur ses sectateurs.

Qu’importe dans le fait à un Suisse digne dece nom, que Scbvvitz préfère l’autorité des Re-ding à celle d’un préfet délégué du directoirehelvétique ? Que ce canton soit régi par ceux deses concitoyens qu’il désignera lui-même, riende plus juste dans un état démocratique ; mais dumoins faut-il que ces chefs et leurs administrésreconnaissent à leur tour une suprématie natio-