LIVRE XVIII, CIIAP. GXI.
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nale, un centre commun et permanent , chargéd'établir les relations avec les puissances voi-sines, d’organiser l’état militaire, de fixer lescontiugens en hommes et eu argent, et detout préparer au besoin pour leur assurer unebonne direction par le choix d’un bon état-majorsoldé. C’est là ce que la Suisse n’a possédéqu’imparfaitement, par un effet du misérable es-prit de localité qui y domine. L’acte de médiationde Bonaparte approchait un peu de ce résultat ;malheureusement pour ménager plusieurs grandscantons, il avait créé un gouvernement ambu-lant, qui changeait chaque année de mains et derésidence ; erreur grave à laquelle il faut attri-buer toutes les bévues de i 8 i 3 .
La commission désignée pour travailler auxinstitutions capables d’assurer la tranquillité etla prospérité de l’Helvétie, avait cherché à satis-faire les dilférens intérêts et les diverses opinions, constitutionGlayre fut envoyé à Paris pour soumettre sontravail au premier Consul, sans l’approbation du-quel on ne pouvait se promettre de consoliderl’ouvrage, nonobstant les assurances du traité deLunéville. Il en revint bientôt avec un pacte mo-difié , et, dès le 29 mai, il fut accepté et promul-gué, avant d’avoir été soumis à la sanction na-tionale.
Deux Landammans alternant tous les ans, unsénat de 25 membres, une diète de quatre-vingts,
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