LIVRE XVIII, CH AP. CXI. 4 [ 9
helvétique , et c’était là un des plus grands griefsdes fédéralistes. On n’eut pas même le temps dela promulguer, car un nouveau coup d’état,frappé par Dolder, remit de rechef le sort de laSuisse à un gouvernement provisoire.
Dans la nuit du 28 octobre, une douzaine de Coupd’état
. . . frappé le 28 .
conjures, reunis dans une maison particulièreavec Dolder et Savary, y prononcèrent arbitrai-rement la dissolution du conseil exécutif, cellede la diète, et l’établissement d’un sénat provi-soire qu’ils désignèrent eux-mêmes. Ce sénat de-vait présenter, dans l’intervalle de quelquesmois, une troisième constitution. La charge depremier Landamman fut donnée à Aloÿs Reding .
Ce magistrat justement estimé, mais trop ex- AloysRc-
, , dingnoramé
clusu dans ses vues poui.' ramener les esprits, Landam-sentit l’urgence d’éclaircir la lettre du traité de m , as ?
0 , _ rend à Pans.
Lunéville, et se rendit lui-même à Paris près deBonaparte , tandis qu’il dépêchait le patricienberüois Diespacb dè Carouge , à l’empereurd’Autriche .
Le but de cette double mission était évidem-ment d’intéresser lés deüx puissances à la réussitedes projets réactionnaires qu’on méditait» Maisquoique le Consul eût approuvé la dissolutionde la diète qui avait Voulu s’ériger en assembléeconstituante, il était aisé de prévoir qu il ne don-nerait pas gain de cause aux exagérés d’un partidont la haine pour la France était si nianifeste.
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