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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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Svstèmc duConsulenvers laSuisse .

420 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

Quoi qu’en disent les écrivains que nous avonsdéjà signalés, et qui confondent le talent de ladéclamation avec la science du gouvernement,il est constant que le premier Consul ne pouvaitmieux agir envers la Suisse , qu’en lui appliquantles mesures qu’il mettait en pratique alors avectant de succès en France ; c’est-à-dire, en s'effor-çant de rallier les deux partis. Or, pour arriverà ce but, il fallait en créer un troisième, dontles élémens existaient, mais qui n’était point dé-veloppé. Agir de la sorte, c’était servir la causede la justice et de la raison, aussi bien que l’in-térêt de la nation suisse .

On a prétendu que Reding fut accueilli auxTuileries avec une froide réserve; mais s’il fauts’en rapporter à ses propres assertions, il auraitau contraire emporté de Paris l’approbation for-melle de ses projets, et la promesse que le gou-vernement consulaire se bornerait à une inter-vention officieuse pour réunir les esprits divisés.Le premier Consul exigea, comme gage de lamodération du parti victorieux, qu’on admît dansle sénat six membres pris parmi les plus sagesdu système opposé. En conséquence, Glayre,Ruttimanu, Zimmermann, Koch, Kuhn, furentdésignés pour coopérer au travail régénérateurdont la Suisse attendait la cicatrisation de sesplaies.

Quoique les détails de la mission de Diespach