423 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
dre leurs anciennes magistratures, tout en lessoumettant à un gouvernement central; c’étaittrop selon les unitaires, et pas assez pour satis-faire les oligarques. On se demandait si un gou-vernement présidé parReding, devait décevoirainsi les espérances de ses partisans? Les unsprétendaient que sa nomination à la magistraturela plus éminente de la république, avait ralentison zèle, d’autres attribuaient aux six membresaggrégés au sénat sur la demande de Bonaparte ,ce que cette transaction offrait de contraire auxvues manifestées en tant de rencontres par leLandamman .
Nouveau Quoi qu’il en soit, des murmures éclatèrent
coup d’état , r A . , , , ,
qui la ren- de toutes parts, et ce trele edmee s écroula avantverse, d’être achevé; il tomba le 17 avril sous les coupsde ce Dolder, dont la destinée fut de paraîtreservilement docile à tous les partis, sans en ser-vir efficacement aucun , et sans jamais marcherfranchement daus une ligue tracée par unebonne politique. Reding étant parti de Berne avec plusieurs sénateurs pour célébrer les fêtesde Pâques , on profita de leur absence pour dis-soudre le sénat, recomposer un petit conseil,Convoca- abolir la constitution, et convoquer à Berne ^tables" 0 " pour le 28 avril, une assemblée de 4<-> notablesdésigués dans une liste arrêtée de longue mainpar les conjurés, et qui devaient être chargésde modifier la constitution rapportée de Paris