LIVRE XVIII, CHÀP. CXI. 4 21
à Vienne soient restés enveloppés d’un voile mys-térieux , tout porte à croire que le cabinet autri-chien , après l’avoir reçu comme un ancienallié, s’en tint à de vagues promesses. Dansles circonstances, cette mission n’était qu’unefausse démarche, car on savait bien que le cabi-net de Vienne verrait avec plaisir le rétablisse-ment de l’oligarchie; mais il était facile de pré-voir aussi qu’il ne compromettrait pas la paix del’Europe pour y concourir, et que c’était dès-lors éveiller en pure perte la méliance du gou-vernement français .
A son retour en Suisse , Reding trouva plu-sieurs cantons en proie à des troubles sérieux.
Zurich, le Léman, l’Argovie , la Linth, étaientsurtout agités, mais dans différons sens; et sil’insurrection n’éclata pas, c’est que la présencede la division Montchoisi, qui n’avait pas cessédepuis trois ans d’occuper l’Helvétie, en imposaaux mécontens.
Cependant, le sénat illégal du 28 octobre, ren- Quatrièmeforce des six membres les plus marquans parmi clonnéeles unitaires, promulgua le 27 février, le projet le ü7 g févricrd’une quatrième constitution. Cet essai, moinsheureux encore que lesprécédens, ne satisfit au-cun des partis. Il différait essentiellement de celuidu 24 octobre, en ce qu’au lieu d’établir des pré-fets dans les cantons, il rendait à ceux-ci uneportion de souveraineté et la latitude de repren-