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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XV 111 , CHAP. CXI. 4 1 2 ^

pour la constitution et de trois cinquièmes con-tre. Les campagnes d’Argovie n’avaient pas eule temps d’apprécier les avantages de leur nou-velle condition, et n’en sentaient que le poids.Il en était de même d’une partie de celles de So-leure, de Lucerne, et surtout de l’Oberland .Mais les campagnes de Bâle , St.-Gall, la Thur-govie, l’immense majorité de celles de Zurich ,tout le canton de Vaud , excepté quelques famil-les de Lausanne et les montagnards de Ste.-Croix; une partie de Fribourg , les villes de l’Ar-govie, tous les habitans des bourgs et une foulede bourgeois des anciennes capitales, formaientune masse respectable; et si les voix doiventplutôt se peser que se compter, on pouvait trou-ver dans cette minoiité, le plus grand nombrede citoyens capables de motiver un vote.

Les mêmes questions se sont reproduitesen 1814, à la suite de l’invasion autrichienne, ettout homme impartial qui a réfléchi sur la résis-tance que les prétentions exagérées ont éprou-vées en Suisse , malgré les menées de M. de Senft-Pilsac (x), appréciera à leur juste valeur lesdéclamations qu’on affecte de renouveler contre

(1) En 1814. les habitans tles campagnes de l’Oberland , de So-Icnre, de l’Argovie , se sont montrés aussi chauds ennemis de

l’oligarchie qu’ils en avaient paru les partisans en 1801, lorsqu’ilsn’avaient connu que les charges de la révolution, sans avoir eu letemps d’en juger le bon côté.