LIVRE XV 111 , CHAP. CXI. 4 1 2 ^
pour la constitution et de trois cinquièmes con-tre. Les campagnes d’Argovie n’avaient pas eule temps d’apprécier les avantages de leur nou-velle condition, et n’en sentaient que le poids.Il en était de même d’une partie de celles de So-leure, de Lucerne, et surtout de l’Oberland .Mais les campagnes de Bâle , St.-Gall, la Thur-govie, l’immense majorité de celles de Zurich ,tout le canton de Vaud , excepté quelques famil-les de Lausanne et les montagnards de Ste.-Croix; une partie de Fribourg , les villes de l’Ar-govie, tous les habitans des bourgs et une foulede bourgeois des anciennes capitales, formaientune masse respectable; et si les voix doiventplutôt se peser que se compter, on pouvait trou-ver dans cette minoiité, le plus grand nombrede citoyens capables de motiver un vote.
Les mêmes questions se sont reproduitesen 1814, à la suite de l’invasion autrichienne, ettout homme impartial qui a réfléchi sur la résis-tance que les prétentions exagérées ont éprou-vées en Suisse , malgré les menées de M. de Senft-Pilsac (x), appréciera à leur juste valeur lesdéclamations qu’on affecte de renouveler contre