426 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
ceux qui s'efforcaient de poser des bornes auxprétentions abusives de l’oligarchie et de la dé-magogie, et qui, non moins jaloux de la tran-quillité que de la force de leur patrie, accor-daient quelque chose à des intérêts de localité,mais ne voulaient pas tout leur sacrifier.
Cependant, il ne fallait pas compter que lamise en activité du nouveau pacte se fit sans degraves oppositions; nous verrons plus loin qu’ilne tarda pas à tomber sous les coups de ses enne-mis; mais l’ordre des événemens nous ramène unmoment sur nos pas pour dire ce qui se passaitvers le même temps en Italie .
Affaires <le Si la conduite de la France envers la Suisse
la Cisalpine . ava -£ ^ uue conséquence toute naturelle du
traité de Lunéville , on ne saurait en dire autantde celle qu’elle tint envers la Cisalpine .
Ici, tout aussi bien que dans les Alpes , l’inté-rêt de la France lui commandait à la vérité dene pas laisser à la merci de ses adversaires le partiqui s’était déclaré pour elle et dont le sang avaitcoulé pour sa propre cause. Elle avait même,plus qu’en Suisse , le droit de présider à l’organi-sation d’un état qui était son ouvrage, mais ilfallait influencer ses législateurs sans leur im-poser une constitution comme à un peuple con-quis.
Assemblée Le moyen d’atteindre ce but, sans déroger aux
d’une Con— , . , , . , r . .
suiiaà conditions du traite, était de laire concourir la
l.YOU.