LIVRE XVIII, CIIAP. CXI, 4 2 7
noblesse et le clergé italiens à un nouveau pactequi ne leur laissât plus de regrets, tout en ména-geant les intérêts du parti républicain. Bonaparteordonna la réunion à Lyon d’une consulta ita-lienne, prise parmi les notables des trois ordres.
La désignation de Lyon était en elle-même uneviolation du traité; rien en effet n’annonçaitmoins l’indépendance des délibérations que lechoix d’une ville française pour le séjour deslégislateurs cisalpins. Ensuite, la Consulta érigea Organisa-sse république italienne, au lieu de consoli- républiqueder la cisalpine , ce qui était bien différent aux Ualieime -yeux de l’observateur, puisque cette dénomina-tion ambitieuse dénotait assez que'Ja républiques’étendrait un jour jusqu’au fond de la péninsule.
Enfin , l’élévation de Bonaparte à la dignité de Bonaparieprésident à vie, avec la faculté de désigner un e ? est P resl *
1 t 0 dent a vie.
vice-président, était un étrange moyen d’exécu-ter une stipulation dont le but manifeste semblaitêtre de soustraire à l’influence de la France , desétats qui allaient prendre place dans la nouvelleorganisation politique de l’Europe .
Cette Consulta, assemblée dès le 26, promul-gua le 2Ü janvier le résultat de ses travaux quin’étaient au fond qu’un calque de la constitu-tion française de l’an 8, dont il différait seule-ment par le classement des électeurs en troiscollèges, des propriétaires, des savans et desnégocians ; idée assez heureuse en ce quelle