^4 2 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
la partie espagnole, revint au Cap, où l'atten-dait enfin la grande décision qui allait séparerpour toujours Saint-Domingue de la France .
Succès Les heureux résultats que son système de cul-
ct résultats i r- • 1 ■ 1
,Ip cette ture et de fermage avait produits, les avantages
entreprise. q U ; résultèrent de cette réunion du vaste terri-toire de Santo-Domingo , et les illusions qu’ons’en formait pour l’avenir, avaient réuni eulin lapresque totalité des intérêts de la colonie en fa-veur de Toussaint. Blancs et mulâtres oubliaientleur ancienne haiue et leur mépris pour sa cou-leur; il était impossible de ne pas reconnaîtreen lui un homme supérieur. S’il manquait d’ins-truction classique, il rachetait ce défaut par lesheureuses inspirations du génie. D’aboi’d on luirendit justice, puis on reconnut que sans lui lacolonie pourrait bien retomber dans la plus af-freuse anarchie; de là à l’encenser il n’y avaitqu’un pas, et il fut bientôt franchi. L’ex-com-missaire Raimond même l’excita, dit-on, à sesaisir du pouvoir comme Bonaparte , et à fixerle sort de Saint-Domingue par une constitution:mais bien avant le retour de ce commissaire,Toussaint avait fourni assez de preuves du butauquel il aspirait, pour détruire toute idée qu’ilait cédé en celte occasion à des insinuationsétrangères. La mort de son neveu Moyse, qu’ilfit condamner et fusiller, parce qu’il avait osé secréer un parti parmi les soldats sous ses ordres,