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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVKK XVIII, CHAH. CXII. 44^

et soutenir les cultivateurs réfractaires à son sys-tème de culture , prouve assez qu’aucun sacrificene lui coûterait toutes les fois qu’il serait questiond’étendre son autorité.

Après avoir éloigné sous différens prétextesles hommes auxquels il avait feint d’accorderquelque empire sur lui, il assembla les plus exal-tés de ses partisans, et se fit présenter solennel-lement le i er juillet 1801, au moment où le pu-blic y était le moins préparé, une constitutioncoloniale par laquelle on lui conférait une auto-rité sans bornes, sous le titre de président et degouverneur à vie, avec le droit de choisir sonsuccesseur.

Le colonel Vincent fut encore désigné pourporter à Paris la nouvelle de cette séparation quidevait être éternelle; car il n’était pas seulementchai’gé d’un projet, mais d’une constitution im-primée et promulguée qu’on notifiait avec inso-lence. 11 était impossible que cet officier se mé-prît sur les suites désastreuses d'une telle dé-marche. II s’efforça effectivement d’en détournerToussaint, et de lui persuader que sa constitu-tion était un manifeste de guerre. Voyant enfinque toute sa logique n’aboutissait à rien, il partitsans hésiter, soit qu’il n’osàt pas refuser celtemission délicate, soit qu’il se flattât de rendreun dernier service s’il parvenait à retarder l’ex-plosion à laquelle il fallait s'attendre.

Il proclameune consti-tution quicomplotel’indépen*»dance.

Il chargeVincent dela porterà Paris .