4 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
» convié à une fête ou à des funérailles. » Selonlui on accordait à la France les moyens de dis-puter l’empire des mers, puisqu’on lui rendaitson commerce, et qu’on lui laissait rétablir samarine. Il se réservait de prouver à la discussionque la paix n’était ni sûre ni nécessaire. L’oppo-sition, par un motif contraire, approuvait lapaix , mais en blâmant ses stipulations , qui, audire de Shéridan même, entraînaient la dégrada-tion nationale : tristes pronostics pour la duréed’un traité, dans un pays où l’intérêt particulier,indivisible de l’honneur national, est la premièredes vertus, le plus saint des devoirs! C’était lapremière fois depuis la guerre, qu’on voyait voterles Fox, les Shéridan, dans le même sens que lesappuis constans du ministère. Pitt ajouta à l’éton-nement public en se proclamant le défenseurd’un traité qu’il avait mis sa gloire à ne pas si-gner. Au reste , les débats qui eurent lieu dans lachambre haute, prouvent combien tout ce quitient à la politique extérieure , offre de nuancesdiverses selon qu’on l’examine à travers le prismedes passions; ils montrent en même temps l’ap-titude des Anglais pour ces sortes de discussions.Les partisans du ministère s’appliquèrent à dé-montrer l’avantage de l’acquisition des îles deCeylan et de la Trinité; l’une placée en ve-dette des vastes possessions de l'Inde , l’antreJieureusement située pour observer l’Amérique