LIVRE XIX, CHAP. CX1II. 5
méridionale, et servir de point de départ offensifcontre les riches provinces espagnoles de Cara-cas et de Venezuela , ou contre les possessionsfrançaises et hollandaises de la Guyane . La sanc-tion des conquêtes faites sur Tippoo , et l’affran-chissement de l'Egypte , n’échappaient pas non]>1 us à ces apologistes.
Lord Spencer attaquait, il est vrai, le traitéavec des argumens plus spécieux que solides,mais assez puissans pour soulever l’orgueil natio-nal qu’il prétendait offensé. « On n’avait tiré,» disait-il, qu’un faible fruit d’immenses sacri-» lices ; on rendait à la France et à ses alliés des» étahlissemens qui avaient coûté de grands ef-» forts, et dont on devait la conservation aux» braves qui les avaient conquis, aussi bien qu’à» la sécurité de l’Empire britannique et à sesga-» ranlies contre l’agrandissement de la France » sur le continent.
» La protection qu’on prétendait devoir aux» alliés était une excuse dérisoire, puisqu’on avait» laissé arracher Olivenza au Portugal , et qu’on» ne faisait aucune mention de la maison d’O-» range qui s’était sacrifiée pour l’Angleterre et» dont le dévouement était récompensé parl’in-» gratitude et le silence.
» La cession du Cap et deCochin, rouvrait la» route de l’Inde; la France acquérait une po-» silion redoutable à l’entrée du fleuve des Ama*