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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XIX, CIIAP. CXIII. 1 9

lion, ni aux mœurs du siècle. Ce renouvellementdécennal qui aurait amené des crises politiquesà des termes fixes et prévus long-temps d’avance,fit place à une institution viagère. Le consulatfut d’abord prolongé pour dix autres années, parun sénatus-consulte du 6 mai 1802, puis convertien Magistrature à vie, par deux autres décretsdes 2 et 4 août.

Si ces dispositions n’étaient pas encore cellesque réclamait l’avenir de la France , on ne sauraitdu moins leur refuser une grande supériorité deprévoyance sur celles qu’elles remplaçaient.

Gi’âce à ces heureux changemens, le chef del’état, sûr de tenir le timon des affaires jusqu’auterme de sa carrière, devait être plus inaccessibleà l’esprit de faction, à l’influence étrangère et àl’intérêt particulier. L’intrigue pouvait moinsfacilement s’agiter pour entraver son administra-tion , et troubler l’Etat à l’époque de son rem-placement qui demeurait indéterminée.

Dans le temps où Bonaparte marchait à si Le roi degrands pas vers le pouvoir suprême, un princedégoûté du trône, en descendait volontairement, faveur duLe roi de Sardaigne , Charles-Emmanuel, avait ab-diqué le 4 juin, eu faveur du duc d’Aoste, sonfrère, qui régna depuis sous le nom de Victor-Emmanuel IV.Ce prince, dont les sentimens d’ini-mitié envers la France républicaipe, étaient assezconnus, retiré dans son île, vit avec une appa-

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