20 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
renie philosophie, le démembrement de sesétats de terre ferme.
Réunion L e premier Consul qui avait tout osé depuis
formelle du 1 1 r . 1
Piémont. la consulta de Lyon , ne crut pas necessaire dedissimuler plus long-temps, et fit décréter le nseptembre, la réunion du Piémont à la répu-blique française. Cette démarche audacieuseétonna si fort l’Europe , qu’elle n’y apporta pasle moindre obstacle. Telle était la dispositiondes esprits, que la réunion d’un royaume qui dixans plus tôt eût occasioué une guerre à outrance,n’excita, pour l’instant, aucune récrimination.La Russie , à la vérité, avait stipulé le n octobretS oi, qu’on assurerait des indemnités au roi deSardaigne ; et l’on supposait que ces expressionsétaient relatives à ses états d’Italie , plutôt qu’àceux de Savoie et de Nice , en sorte que l’assen-timent de cette puissance à la réunion, ne futpoint mis en doute.
L’Autriche , en n’armant pas pour la défensedu Piémont, laissa croire que des conventionssecrètes avaient prononcé à Lunéville sur le sortde cet état. Aucun esprit sage ne pouvait ima-giner que le Consul, qui montrait tant d’habiletéet de profondeur dans ses vues politiques etdiscutait avec tant de méthode ses propres in-térêts, eût assez méconnu les lois delà diploma-tie pour se permettre de violer ainsi les traités,aussitôt après leur conclusion.