LIVRE XIX, CHAP. CXIV. 47
Toussaint était arrivé sur les entrefaites, ou Arrivée dedu moins des ordres positifs l’avaient devancé : Toussaint -car Christophe employa les journées du 3 etdu 4 à se mettre en état de défense. De son côté,la Hotte française manquant de pilotes expéri-mentés dans ces parages, éprouvait de grandesdifficultés à débarquer les troupes de terre. Cettecirconstance et les menaces de Christophe debrûler la ville si on l’attaquait, décidèrent lesdeux généraux à renoncer à l’idée de forcer lapasse. Ils résolurent de descendre plus à l’ouest Descente deet de tourner le Haut-Cap par le beau quartier Hardy et°dedel’Acul: un calme subit les força de mettre les R ° cliam -
7 * beau.
troupes à terre à la pointe du Limbé, sous laprotection d’une vive canonnade. La divisionHardy se porta aussitôt sur le Morne-aux-Anglais et le Haut-Cap; Rochambeau, de son côté, déjàdescendu depuis deux jours dans l’Est, s’y étaitrendu maître du fort Dauphin .
Christophe, en même temps qu’il rassemblait Christopheles troupes et les gardes nationales, prescrivit cap^^yaux habitans de quitter leurs maisons, et de se met le feu.réunir avec la municipalité au bourg du Haut-Cap. Aussitôt qu’il fut instruit de la prise du fortDauphin à sa droite, et du débarquement opérécontre sa gauche, il jugea qu’il était temps dequitter la ville ; il donna à la fois l’ordre de la re-traite et de la destruction pour laquelle tout étaitdisposé. Il mit ensuite le feu à la ville et laissa