46 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
fort Picolet tira à boulet rouge sur le cutter quiportait cet officier (i). Christophe déclara qu’ilne laisserait pas mouiller l’escadre sans unordre de Toussaint; et la municipalité l’ayantsupplié de ne pas causer la ruine de la ville parune folle résistance, il consentit, uniquementpour gagner du temps, à ce qu’une députationse rendît à bord de l’amiral pour solliciter unesuspension d’armes jusqu’à la réponse de Tous-saint.
Premier L’accueil hostile fait au cutter autorisait à at~
«Fébirque- tac I uer de suite le fort Picolet, qu’on avait pro-raeut - jeté d’accabler du feu de quelques vaisseauxembossés à cet effet; ensuite l’escadre eût donnédans la passe et jeté ses troupes au sud du Cap;mais les bâtimens avaient déjà dérivé au point derendre l’opération impossible ce jour-là. La dé-putation, précédée par le noir Tbélémaque , an-cien député au conseil des Cinq-cents , et très-attaché à la France , reçut le meilleur accueil etrapporta au Cap les proclamations du premierConsul et du capitaine-général. Toutefois Leclercinsistait sur ce qu’on remît les forts le 5 février,menaçant, en cas de refus, de descendre aveci5 mille hommes pour les enlever.