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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XIX, CHAP. CXIV. 5l

Lamartinière, méconnurent son autorité, s’in-surgèrent, destituèrent les employés français ,et retinrent l’officier parlementaire. Toutefois,dans l’espoir de gagner du temps, ils en en-voyèrent un autre pour demander qu’on sus-pendît l’attaque jusqu’à la réception des ordresde Dessaliues qui commandait la division del’Ouest, et se trouvait à St.-Marc ; ils menaçaient,en cas de refus, de mettre tout à feu et à sang sil'on persistait à descendre.

La touche et Boudet n’étaient pas hommes àreculer ; l’escadre, contrariée parles vents, avaitmouillé à une lieue de la ville; deux vaisseauxs'embossèrent sous le fort Bizoton, et autant defrégates se disposèrent à balayer la plage oùBoudet effectua son débarquement le 6 février àla pointe du jour, à l’aide de deux x’adeaux cons-truits dans la nuit et armés de canon.

La présence d’esprit du général Boudet en-traîna le chef de bataillon Bardet, commandantdu fort, sous les drapeaux républicains. Cet évé-nement sauva Port-au-Prince où Boudet put sediriger en même temps que l’escadre vint s’em-bosser devant le quai. Les noirs commandés parLamartinière n’en firent pas moitts plusieurs dé-charges, dans lesquelles le général Pamphile-Lacroix, quelques officiers de la sùite de Boudetet 200 hommes, furent mis hors de combat. Lesgrenadiers français indignés de cette audace,