52 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
s’élancent alors sur les retranchemens, y pénè-trent, et poussent les noirs avec tant d’impétuo-sité, qu’ils entrent pêle-mêle avec eux dans le fortSt.-Joseph. A sept heures du soir, les Français setrouvèrent maîtres de la ville, qui fut ainsi sau-vée de la dévastation et de l’incendie.
Dessalines, Dessalines , instruit à St.-Marc de l’approcheai tard ai? P des Français , y avait réuni de force tous lessecours, ]j] ailcs pour marcher avec ses Caffres au se-
se replie. 7 1
cours du Port-au-Prince . La nouvelle inattenduedu succès de Eoudet, qu’il reçut en chemin, lemit hors de lui. Il rallia les débris de Lamarti-nière, et se replia par lesVérettes et l’ArtibonitesurlaPetite-Pdvière,brûlant toutes leshabitations,et massacrant,sans distinction d'âge ni de sexe ,les blancs qui tombaient dans ses mains : ainsi lebeau quartier de l’Arcahaye fut changé en désert.Le général Le quartier du Sud fut sauvé par la soumissionL saùvè ne <hi général Laplume, dont le caractère, pleiule Sud. d’honneur et de modération, contrastait aveccelui de son féroce collègue. Un officier de cou-leur envoyé aux Cayes pour lui porter les pro-clamations des Consuls , y reçut un fort bon
accueil : Jélrémie et le grand Goave en agirent, -xua: •mimwaeo-. .
de meme a l^app 3 aritiqnd un vaisseau détaché par
Latouçhe: et tout le Sud échappé au carnage et
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à l’incendie par la, belle conduite de son com-mandant , se hâta de prendre des mesures dé-fensives du côté de la frontière de l’Ouest, contreles entreprises de Toussaint.