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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XIX, CUAP. CXIV. 5j

Ou a reproché à Leclerc de n’avoir pas en-voyé cette lettre avant le débarquement, ou dumoins le jour même qu’il l’effectua. 11 est permisde douter aue cette circonstance eût changéla tournure des affaires. Toussaint était tropdéfiant pour croire aux promesses de Bona-parte . Il voulait régner, et le rôle de lieute-nant de Leclerc ne lui convenait pas plus quecelui de lieutenant d’IIédouville et de collèguede Rigaud. Outre cela, en se proclamant pré-sident à vie, il avait donné le droit au premierConsul de le considérer comme en état de ré-bellion envers la France ; et après un tel pas ,un homm,p de sa trempe ne pouvait rentrer dansune condition privée, supposé même que laFrance eût borné ses prétentions à un protec-torat pur et simple.

Quoi qu’il en soit, au retour d’une inspec- Réponse detion dans les postes qu’il avait résolu de défendre, *lettreil trouva chez lui ses enfans et la lettre de Bo- duyremîernaparte. Cette lettre , pleine de modération et dedignité, reconnaissait les services qu’il avait ren-dus à la patrie, et lui en promettait la récom-pense. Eu excusant les motifs qui l’avaient en-traîné à proclamer une constitution coloniale ,1epremier Consul démontrait à Toussaint que l’in-térêt et rhonneur de la France exigeaient qu’ony fît plusieurs changemeus; ce qui n’était pas ab-solument incompatible avec le rôle qu’il aspirait