58 HISTOIRE DES GUERRES DK T,A REVOLUTION,à jouer. Toussaint parut un moment ébranlé decette double démarche; mais après les premièreseffusions de tendresse paternelle, il reprit sonair calme et impénétrable : a C’est bien tard ,« dit-il, la guerre est allumée de toutes parts ;
« je répondrai au général Leclerc. » Ses deuxfils embrassant ses genoux, lui confirment en vainles expressions bienveillantes du premier Consul,et M. Coisnon, joignant ses instances aux leurs,lui représente tous les avantages de la paix :Toussaint fut inébranlable, rendit ses fils à leurinstituteur, et s’éloigna. La réponse qu’il fit àLeclerc était évasive; il demandait du temps, etproposait un armistice. Il lui fallait 1« secoursdes chaleurs et des maladies, et c’était ces auxi-liaires qu’il voulait attendre, en témoignant l’in-tention de traiter. Leclerc lui accorda quatrejours et lui renvoya encore ses eufans. Cettefois Toussaint les garda, et ne répondit plus.Alors le capitaine - général le déclara rebelle,et le mit hors la loi.
Arrivée des Dans l’intervalle , l’escadre de Toulon sous
renforts dç
Toulon Ganlheaume, et celle de Cadix sous Dumanoir
et Cadix . et Liteeis, ayant mouillé dans la rade du Cap,
les retiforts «'qu’elles portaient, élevèrent à i5
milleife nombre des combattans disponibles.
Disposi- 11 >ûe restait plus dès-lors qu’à exécuter le
une"attaque P^ an ^^' attac I lie concentrique sur les morues.
concen- De capitaine-général mit son corps de bataille entrique. 1 1