LIVRE XIX, CHAP. CXIV. 71
mens informes, armés de i5 pièces de gros cali-bre, avec quelques milliers de fusils.
Après cette chétive conquête, le capitaine- DUposi-général prescrivit à la division Lacroix de délo- Leclercger Charles Belair de la hauteur des Matheux, aP p r * s c e ett ®qui sépare St.-Marc de l’Àrtihonite , et de ren-trer au Port-au-Prince , où les faux bruits quefaisait répandre Toussaint, causaient déjà unesourde agitation.
Rochambeau dut se rabattre sur les Gonaïvespour rétablir les communications avec Desfour-neaux ; la division Hardy se dirigea sur le Cappar la Marmelade et le Dondon.
L’attaque contre Belair n’était pas aisée ; le che- Belairmin des Matheux oilrait tant d’obstacles, que Matheux.Pamphile-Lacroix, qui avait assisté aux fameuxpassages du Splugen , du St.-Bernard et du fortde Bard, n’hésite pas à placer ces difficultés au-dessus de toutes celles qu’on rencontra dans cesmémorables entreprises. Heureusement Belairne défendit pas ce poste inexpugnable ; il étaitparti la veille pour se jeter dans les montagnesdu Grand-Chaos et se rallier à Dessalines . Ladivision rentra donc triomphante au Port-au-Prince , se félicitant d’en être quitte pour desfatigues excessives. Le général Hardy éprouva La divisionplus d’obstacles vers le nord ; il fut vivement in-quiété par les bandes que Christophe et Tous- au Cap.saint avaient jetées sur les derrières du corps de