Tentativeinutile surle Dondon.
Les chefsnoirs sesoumettent.
72 UISTOIRK DES GUERRES DE LA REVOLUTION*
bataille. Christophe même s’était avancé depuisi5 jours jusqu’aux portes du Cap , quand le dé-barquement de 2 mille hommes, amenés parl’escadre du Hâvre, et le retour de Hardy, lecontraignirent à regagner à la hâte la positiondu Dondon.
Hardy, renforcé de ces troupes fraîches etd’un nombre pareil amené par l’escadre hollan-daise, résolut de déloger Christophe, mais il neput y réussir. Ces combats et ces marches con-tinuelles, exécutés au milieu d’une populationexaspérée, soutenue de compagnies soldées,donnait lieu à un tiraillement perpétuel quifatiguait les colonnes et leur coûtait les plusbraves soldats, sans faire grand mal à l’enne-mi. Cette guerre de chicane, dégoûtait d’au-tant plus les Français , que tous ceux qui avaientle malheur de tomber dans les mains des insur-gés, périssaient victimes des plus horribles trai-temens.
Malgré ces contre-temps, les affaires prenaientun meilleur aspect ; les deux tiers des régi menscoloniaux étaient soumis , pris ou tués, les culti-vateurs dispersés. Leurs chefs voyaient, eu fré-missant , le courage et la tactique des Européenstriompher de tous leurs moyens. Ils regrettaientles grades, les honneurs et les richesses dont onleur avait promis la conservation; et, n’entre-voyant dans la prolongation de la lutte qu’une