LIVRE XIX, CHAP. cxiv, 83
débouchant sur ces entrefaites à la tête des trou-pes venues du Petit-Bourg , le battit de revers etsema la mort dans ses bandes indisciplinées. Laredoute fut forcée après une canonnade de quel-ques heures : on fit main-basse sur tout ce quirestait : 6j5 morts et. 270 prisonniers , qu’on fu-silla à la Pointe-à-Pitre , formaient toute cettebande, dont il ne resta pas un seul homme;Ignace, son chef, ne voulut pas survivre à sadéfaite, et périt dans l’action.
Gobert et Pelage étant revenus à la Basse-Terre , Richepanse songea à profiter de ce ras-semblement de forces pour attaquer Delgressedans sa position formidable du Matoubas, cou-verte de retranchemens, et dont deux tor-rens qui coulent dans des lits taillés à pic à unegrande profondeur, rendent l’abord presque inac-cessible. Une colonne gravit les mornes et gagnale Presbytère pour couper la retraite aux noirs;deux autres les attaquèrent simultanément surles flancs. Malgré les difficultés extrême du ter-rain , l’accoi’d le plus parfait régna dans cetteattaque, et en prépara le succès. Forcés dans lesretranchemens de Matoubas, Delgresse, et 3oodes plus braves, se sauvèrent dans la fermed’Anglemont, où ils se firent sauter. Une autrepartie se dispersa pour gagner les mornes; maisatteints dans leur fuite, ils furent taillés enpièces.
La banded’Jgnace estdétruire.
Richepanse
force
Delgresse àMatoubas.
Ce chef sefait sauteravec sesdébris.
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