82 HISTOIRE DES CUERKES DE LA RÉVOLUTION.
inouïes. Le lendemain , les noirs cherchèrent às’emparer du parc de siège, à la faveur d’unesortie vigoureuse; mais on les fit rentrer dans lefort, avec perte de 200 hommes.
Les batteries de siège ayant été démasquéesle dernier jour de mai, trente pièces foudroyè-rent le fort, qui répondit d’abord avec assez devigueur; cependant, dès le 3 juin, la majeurepartie de son artillerie se trouva démontée surles remparts, et Delgresse craignant les suites del’assaut, évacua la place de nuit, pour se jeterIgnace se dans les mornes de Matoubas. Ignace prit le che-^ Polnte-a-' 1 min de Capesterre, et quoique serré de près parPitre. ] e général Gobert, il mit tout à feu et à sang surson passage. Ce barbare ayant été joint par unmillier de nègres armés , osa forcer le passage dela rivière Salée, reparaître dans la Grande-Terre, et menacer même la Pointe-à-Pitre .
Pelage sauve Gobert instruit au Petit-Bourg de cet événe-
cette ville, se hâta d’envoyer Pelage à la Pointe-à-
Pitre , résolu de le soutenir aussitôt que sestroupes auraient pris quelque repos. Pelage arrivéseul ramena bientôt la confiance dans les esprits,et, ralliant cei qu’il put d’Européens avec la gardenationale, il contraignit les insurgés de se retirersur la redoute de Baimbridge. Peu content d’a-voir sauvé la ville , Pelage se disposait encore àenlever de vive force cet ouvrage informe, quandIguarce se mit en devoir de se faire jour. Gobert