LIVRE XIX, CHAR. CXIV. 85
sinals alarmèreut Lacrosse, qui redoubla sesproscriptions ; on dressa des bûchers, et le sup-plice horrible des cages de fer, usité par lesAnglais contre les nègres marrons, fut appliquéà des blancs qu’on accusa de complicité avec lesrebelles.
llicliepanse ne fut pas long-temps complice de Mondeces actes d’un despotisme ombrageux : atteint de Rlche i’ anse-la contagion, il rendit le dernier soupir le 5septembre 1802 , laissant ses troupes, aussi bienque les habitans, dans la douleur et la conster-nation. Le Général Eruouf, ancien chef d’état-
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major de Jourdan , succéda quelques mois aprèsà l’amiral. Mais quoique celui-ci fût disposé àgouverner avec modération , il ne put ramenerla confiance ui l’attachement des noirs pour lamétropole.
Le rétablissement de l’ancien régime à la Gua- Situation dedeloupe se fit sentir par contre-coup à St.-Do- ’'g„e! mu ~mingue (1). Bien que Bonaparte affirme qu’il 11efut qu’un prétexte, et que la révolte des noirsait été préméditée long-temps auparavant, il ya lien de croire, qu’il y ralluma la guerre, ou dumoins qu’il en fut une des principales causes.
(1) T.es Mémoires de Ste.-Hélène* prétendent ijné lé décret desConsuls , qui ordonnait le maintien de resclaVnge dalis les dôloniesrendues par rAuglctcrre, était exceptionnel ; iïiais si Tai rètc deLaciossequi rétablissait Tancum s\slème colonial à Ja Guadeloupe *était contraire à ses instructions, comment 1 esta-t-il impuni?