86 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.Difficultés En effet, malgré l’enlèvement de Toussaint,memen^dëi St.-Domingue jouissait encore du calme trompeurcultivateurs q U i précède les tempêtes. Le désarmement descultivateurs, prescrit dans toute la colonie, ren-contrait, il est vrai, quelques difficultés. Des af-franchis considérèrent le port d’armes comme undroit de leur nouvelle qualité ; d’ailleurs, tousles individus qui, depuis 1793 avaient vécu debrigandage sous différens chefs, préféraient seréfugier dans les savanes, et reparaître ensuitetantôt sur un point, tantôt sur l’autre, pour selivrer à leurs excès ordinaires.Cependant,grâceau feint empressement des généraux noirs , prèsde 3 o mille fusils, dont les deux tiers furent re-connus pour être de fabrique étrangère, avaientété réunis ; mais les bandes deSans-Souci, deRances, de Sylla et plusieurs autres, se grossi-rent par suite des mesures violentes que cetteopération nécessita.
Nouveau* Le mécontentement avait passé des noirs dans
?insur«c! l es rar, g s des hommes de couleur, par les motifs
ti°n. déjà indiqués : ce qui était arrivé au mois d’août
à la Guadeloupe, bientôt ébruité à St.-Domingue ,
devint le signal de plusieurs insurrections.
Ravages d< La position du capitaine-général empirait ainsi
16 Tris™ 6 de j our en jour : dix généraux et plus de 12 mille
situation hommes avaient déjà succombé sous la fièvre dé-lie rarmée . . , , r ^
vastatnce. C était le temps le plus tatal pourmettre les troupes en campagne; et puis, corn-