Ln "lierremaritimeachèvede ruinerles affaires.
Reddition
successivede tous lespostes del'Ouest etdu Sucî.
gG histoire des guerres de la révolution.
La nécessite d’occuper les ports indispensablesau commerce et à la conservation des communi-cations avec la métropole, celle de garder quel-ques riches quartiers de culture, pour alimenterla population et l’armée , forçait les Français àse disséminer en cent postes. Déjà depuis sixmois ils n’avaient pour communiquer entr’euxd’autre moyen que la mer. Quoique le départ desHottes de Villaret-Joyeuse et de Ganllieaumepour l’Europe eût réduit à quelques bâtimens lesforces navales de l'expédition, cet état de chosesétait encore supportable taut que la paix mari-time leur assurait l’empire du littoral : mais àcette époque, la rupture avec les Anglais vintleur enlever cette dezviière ressource et jusqu’aumoindre espoir de retraite. Des corsaires , arméspar les noirs et protégés par les navires anglais ,infestèrent le canal de St.-Marc, celui de Gonaveet la baie du Port-au-Prince qui se trouva dès-lorsétroitement serrée : l’amiral Latouche, après avoirfait d’inutiles efforts pour purger la côte de cesflibustiers, se trouva bientôt par la rupture avecl’Angleterre, hors d’état lui-même de tenirla mer;et son départ exposa les derniers débris del'expédition à une destruction inévitable. Brunetinvesti aux Cayes, s’estima trop heureux de serendre au commodore Cumberland. Fressinetvoulant évacuer Jérémie sans capituler, fut prisen mer cl conduit à la Jamaïque .