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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XIX, CHAP. CXIV. 97

Dessalines investissait Port-au-Prince depuisdeux mois. Cette malheureuse cité présentait lespectacle de la désolation et de la mort. Plus quetoute autre , elle devait craindre la vengeancedes noirs; et le sort dont elle était menacée 11’é-cliappait pas aux plus confians. Sarrazin qui ycommandait, s’enfuit à Cuba , laissant au géné-ral Lavalette le soin de s’en tirer comme il pour-rait. Celui-ci n’eut d’autre ressource que de ca-pituler avec Dessalines le 5 octobre i 8 o 3 , et des’embarquer le lendemain pour la Havane, où ilparvint heureusement avec l’état-major et le grosde ses troupes. La fortune lui réservait une autreépreuve , sou batiment périt en voulant plus tardgagner Santo-Domingo , afin de rejoindre le géné-ral Ferrand.

Roehambeau que l’armée accusait d’avoir dou- Rocham-blé ses malheurs, par l’insurrection du Sud, et ^p'a/lesT'par la haine de tous les sanes mêlés ciu’il s’était An g' a,s en

1 o o. évacuant

attirée, tint quelques semaines de plus au Cap, le Cap.bravant les horreurs de la famine, de la peste,et tous les fléaux conjurés. Cependant tout a unterme, et il fallut enfin opter entre les pontonsanglais , ou les supplices des barbares; on assureque la marine britannique s’entacha en cette oc-casion , en forçant Roehambeau à traiter avec leplus féroce des noirs. Le Cap fut donc rendu àDessalines , les débris de sa garnison et le peude malheureux colons qui trouvèrent moyen de18. 7