Band 
[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
Entstehung
Seite
110
JPEG-Download
 

t IO HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

la suspension d’une mesure qui le jetait dans leplus grand embarras.

Cette démarche, dont on lui a fait de si dursreproches, était néanmoins très-naturelle : legouvernement helvétique , sans rien préjuger surle fonds, devait se formaliser qu’on se bornât àune simple notification par l’autorité militaire,au moment même de l’évacuation; tandis qu’enallié fidèle, il avait droit de s’attendre à ce qu’onle consultât sur l’opportunité de la démarche, oudu moius à ce qu’on l’cn prévint à temps par sonministre à Paris , pour qu’il pût aviser aux me-sures qu’elle nécessiterait.

Les remontrances du Landammau et du Sénat ,se croisèrent en route avec le message deStapfer,et la note du ministre Talleyrand qui confirmaitla nouvelle donnée par Montchoisi; dès-lors ilfallut prendre franchement un parti. Sans doute,l’évacuation du sol national par une forceétrangère, est un événement toujours désii’able,et le patronage de baïonnettes alliées fut detout temps une triste et dangereuse ressourcepour les gouvernemens faibles. Si jamais ces vé-rités furent susceptibles d’exceptions, certes leschefs de l’administration helvétique avaient droitde la réclamer en leur faveur. L’occupatiou neprovenait point de leur fait: résultat des projetsde Reubel, eile succédait à une guerre ruineusequi ôtait au gouvernement la faculté d’entre-