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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XIX, C 1 IAP. CXV. 109

charte, que le premier Consul avait proposée àGlayre, et les réactionnaires n’eussent pas osérenverser des institutions solennellement recon-nues par toute l’Europe .

Rien de tout cela n’ayant été prévu , le premier LesFraneaisConsul ne crut pas devoir retarder plus long- 1^^^.temps l’exécution du traité de Lunéville, et or-donna au général Montclioisi d’évacuer la Suisse ,au milieu de juillet, sans prendre aucun arran-gement préalable avec l’autorité helvétique ,qu’on estima assez forte pour comprimer les ré-fractaires. Ce départ des troupes françaises , àl’instant même où la dissidence des petits can-tons aurait rendu leur présence plus nécessaire,fut regardée par les deux partis comme unepreuve manifeste de l’abandon volontaire ouforcé de la France : les fédéralistes l’attribuantà l’influence de l’Autriche et de l’Angleterre,n’en devinrent que plus hardis dans leurs ma-chinations.

Le gouvernement helvétique , iuformédecet Résuitatcleévénement, le 12 juillet, par le général Mont- j„ c a e S(I uechoisi, en fut aussi déconcerté que s’il n’avait résolution,pas dû s’y attendre depuis un an. A la vérité, iln’en avait reçu aucune communication officielle,ni de Paris, ni de l’ambassade de France , ce quile détermina à charger le ministre Stapfer d’entémoigner son étonnement au ministi e des rela-tions extérieures, et de réclamer en même temps