Insurrec-tion despetitscantons.
I 12 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
service de France ; terme moyen qui semblaiten effet propre à consolider l’administrationexistante, sans blesser les convenances et l’a-mour-propre national. Cette proposition qu’ona censurée avec tant d’amertume, était néan-moins la seule convenable, et de tous les actesde ce gouvernement, c’est celui qui prête lemoins à la critique.
Cependant, la nouvelle du départ des troupesfrançaises , répandue avec la rapidité de l’éclair,donna bientôt lieu à des troubles sérieux. Lespetits cantons non contens de repousser la cons-titution imposée, disaient-ils, par l’astuce et laforce, coururent aux armes pour soutenir leurprotestation. Le Sénat helvétique délégua lepréfet de Lucerne Relier, avec de pleins pou-voirs, pour s’entendre avec eux. Le i er août,sous les yeux même de ce commissaire, l’as-semblée générale de Scliwitz rétablit les anciensconseils, et plaça à leur tête le LandammanReding. La même chose eut lieu à Slanz et àSarnen , où Wursch et Deflue furent nommésLandamman de l’Unterwald . Uri balança un
a
moment, et finit par suivre cet exemple.
Les trois petits cantons confédérés, ouvrirentle 17 août, une diète à Schwitz, et par une bi-zarrerie assez remarquable, leur premier soinfut d’abolir tous les privilèges, au moment oùleurs alliés de Berne et de Zurich conspiraient