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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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IJVRF. XIX, CHAP. CXV. 1 13

pour les rétablir! ! L’abolition des privilèges pardes paysans-souverains, qui semble au premieraspect un contre-sens, n’en était pourtant pasun ; car il y avait aussi des exclusifs et des sujetsdans ces petits cantons (i). Cette démarche, pluspolitique peut-être que sincère, devait en effetleur attacher ceux qui, sous la dénominationd’anciens sujets, pouvaient avoir des intérêts di-vergens; ils envoyèrent ensuite des agens àClaris, Appenzell, dans les Grisons et à Lucerne ,en un mot, à tous les cantons limitrophes, pours’allier avec eux, à l’effet de rétablir l’antiqueliberté; mais ces mots avaient, comme on sait,une acception hieu différente selon les conve-nances des partis.

De leur côté, les Bernois ne perdaient pas leur Préparatifstemps; une société secrète, formée par Àloys desBernoisRediug et Rodolphe d’Erlacli, avait étendu de-puis un au ses ramifications sur toute la Suisse ;ses émissaires préparaient les campagnes au re-tour de l’ancien régime, et ses chefs assembléstantôt aux bains Schintznacht, tantôt à Gersau ,y combinaient l’ensemble de leurs opérations.

Un comité central établi à Berne , correspon-dait ouvertement avec des clubs établis à Zurich ,

Soleure etThun; celui-ci communiquait direc-

(i) Ces petits cantons avaient leur part des bailliages italiens,et des pays mixtes.

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