I l4 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
tement par le Brunig, avec Stanz et les petitscantons. « Le traité de Lunéville nous laisse le» choix de nos institutions, il nous est donc» permis de renverser celles qu’on nous a im-» posées,)) disaient-ils, pour justifier ces menéesqu’ils ne prenaient plus la peine de cacher. Dansles Grisons , les Salis ne déployaient pas moinsd’activité, et partout l’orage s’amoncelait sur ungouvernement qui, loin d’être oppresseur, sem-blait sans énergie et sans dignité.
Chances II n’était point difficile d’organiser dans cespour U eux S contrées populeuses, une masse de îoà 12 milleinsurgés, caries cadres des anciennes milicesétaient tout formés. Le gouvernement helvétique n’avait à leur opposer que 2 mille hommes demilices, et trois bataillons soldés, dispersés dansvingt postes éloignés, et dont plusieurs chefsmêmes étaient suspects. U est vrai qu’il aurait pulever en outre 8 mille hommes dans les can-tons de Vaud, de Bâle , dans les environs deZurich, de Thurgovie , et de Fribourg. Maiscelte mesure répugnait à des magistrats pusilla-nimes, habitués à confondre la faiblesse avec lamodération. D’ailleurs, le pitoyable état des fi-nances, ne permettait pas de soudoyer des forcessi considérables sur de simples soupçons : il fallaitdonc attendre une révolte formelle avant de semettre en mesure , et les fédéralistes prenant l’i-nitiative pouvaient l’effectuer avec assez de ra-