1 l8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
pouvoir nécessaire pour lever les milices des en-virons, toutes dévouées au nouveau système. LesZuricois persistèrent dans leur résistance, ce quidétermina Andermatt à lancer le i3, quelquesobus sur la ville. Déjà les milices des bords dulac accouraient à son camp, et des scènes san-glantes se préparaient de part et d’autre, lors-qu’un commissaire muni de nouvelles instruc-tions , signa le i5 , avec la ville , une conventionqui la dispensait de recevoir garnison : acte defaiblesse qui devait tout perdre, et qu’il fautsans doute attribuer à la levée de boucliers desBernois dans l’Argovie et à Baden .
Le gouvernement tombait ainsi d’un précipicedans l’autre. Il attendait avec anxiété le secoursdes demi-brigades helvétiques dont il avait sol-licité le renvoi; mais le premier Consulavantde se décidera un pas qui pouvait l’entraînerades explications désagréables avec l’Autriche etl’Angleterre, avait voulu s’assurer que les an-ciennes capitulations donnassent aux cantons ledroit de retirer leurs régimens de France , lors-qu’il s’agissait de leur propre sûreté; il consentitenfin au renvoi, pourvu qu’on en fît une de-mande authentique et formelle, motivée sur cetancien usage. Le gouvernement helvétique avaitprévenu ce désir, en réclamant le i septembre,par une note à l’ambassadeur Verninac, la mé-diation de la France .