LIVRE XIX , CHAI*. CXV.
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Toutes ces formalités avaient exigé un temps f Projetque les fédéralistes surent mettre à profit. Us ies^Bernois .formèrent le projet de rassembler 3 à 4 millepaysans , d’enlever le gouvernement aventuré aumilieu d eux avec une faible garde, et d’arrêterune douzaine de sénateurs du parti unitaire, jus-qu’à ce qu’ils eussent le temps d’organiser laSuisse selon leurs vues, ce qui ne devait pas êtrelong.
La réunion des faibles moyens du gouverne-ment contre les remparts de Zurich et au pieddes montagnes d’Untervvald, laissant l’intérieurde la Suisse entièrement dégarni et sans défense,les Bernois se bâtèrent de frapper un coup aussifacile que décisif. Au signal donné, les affiliés ducomité insurrecteur se répandent dans les ar-rondissemens où ils ont leurs partisans; d’Erlach et May en Argovie, Watteville à Berne et dansl’Oberland , réunissent quelques centaines d’an-ciens soldats des légions émigrées de Bachmanet de Rovéréa, licenciées depuis la paix ( 1 ). Cenoyau se grossit bientôt d’un certain nombrede mécontens. Alors des proclamations sont lan-
(i) M. R* R* porte la force des insurgés à ao mille hommes,la plupart soldats de Rovéréa ; les émigrés suisses ne s’élevèrentjamais à plus de 4 mille, et la moitié était alors en Egypte ou dansla Méditerranée à la solde anglaise. D’Erlach n’avait pas plus de•i mille insurgés, quand il marcha sur Soleure . C’est ainsi que leshommes de parti écrivent l’histoire.