1 38 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,traîné par l’envie d’adopter un système uniforme,basé sur un principe ; il ne se crut pas en droitde prononcer en faveur de Yaud, ce qu’il refu-serait à l’Argovie . D’ailleurs il craignait avecquelque raison , qu’en ne contentant qu’à demiles Bernois, ils restassent attachés à l’Autriche et à l’Angleterre, dans les rangs desquelles unbon nombre combattaient encore, et il jugeadangereux d’accroître leur puissance aux dépensdu parti sur lequel il avait plus droit de compter.Sa résolution trouva des détracteurs à Berne ;mais on sera toujours étonné qu’elle en ait ren-contré de plus ardens encore parmi des publi-cistes français .
Lettre de Dès le io décembre, les députés suisses réunisauxdépmés, avec l es délégués du Consul, reçurent de sa partfédéral ' 6 une ^ etlre C I U ‘ ^ eur développait tous ses principesde fusion : une commission de cinq membres futnommée pour conférer avec lui le 12. Bonaparte se prononça pour les formes fédérales, mais in-sista pour la consolidation des intérêts créés parla révolution; et comme les actes cl’une sagemodération froissent toujours les opinions exal-tées, le Consul mécontenta d’abord les unitai-res , aussi bien que les partisans de l’ancien ré-gime.
Débats Cependant, il fallut souscrire aux concessions^arrange 6 * demandées, et les patriciens espérèrent se dé-