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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE SIX, C1IAP. CXV. l43

détail. La perte du Valais , et les sacrifices im-posés plus tard, furent des griefs mieux fondés,qu’il ne faut pas confondre avec le pacte fédéral.Cependant les démocrates, tout en rendant jus-tice aux pensées fondamentales, trouvèrent qu’ilfaisait trop de concessions à une oligarchie en-nemie; d’autres, qu’il eût été convenable detraiter plus largement celle de Berne , afin derendre le centre de la confédération plus fort,et de faire revenir ses habitans des sentiraensd’inimitié qu’ils conservaient pour la France .

Quoique nous soyions bieu éloigné d’ap-prouver les idées exclusives qui ont précipité lesBernois dans une fausse route, nous leur ren-dons assez de justice pour incliner en faveur decette dernière opinion. L’acte de médiation futtrop onéreux pour eux, car ils perdirent l’avan-tage d’être le chef-lieu permanent du gouverne-ment, sans obtenir de dédommagemens de leursancieus privilèges. TNous reprocherons donc àBonaparte de s’être laissé influencer par l’espritde localité , et d’avoir cédé aux insinuationsde ces malheureuses coteries dont la Suisse seraencore long-temps affligée. 11 était bon d’établirle principe du fédéralisme pour l’administra-tion locale, mais il ne fallait pas désigner sixcapitales pour une petite république dont legouvernement, ambulant comme un camp deTartares, ne pouvait avoir ni suite dans son sys-