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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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144 HISTOIRE des guerres de la révolution.tème, ni force, ni dignité. Le chef-lieu naturelétait Berne , où les autorités fédérales moinsamovibles, auraient acquis comme dans les Etats-Unis d’Amérique, un peu plus de fixité.

Peut-être Bonaparte redouta-t-il précisémentcette stabilité et cette force, dans un gouverne-ment sur lequel il comptait exercer une grandeinlluence ; toutefois, sa conduite ultérieure en-vers la* Suisse , autorise à croire que satisfait desa neutralité, il ne demandait qu’à la voir assurée;dès-lors plus il lui eût donné de force intérieure,plus il aurait eu de garantie contre une agres-sion étrangère. Bien des personnes ont crudémêler dans le titre de médiateur qu’il ajoutapar la suite à ceux dont il était déjà revêtu, etdans quelques expressions qui lui échappèrent,l’idée de se ménager l’occasion de prendre unepart plus directe à l’administration de la Suisse ,et de la décider plus tard à une agrégation con-ditionnelle à son empire. Dans ce cas, on seraitmoins étonné que l’acte de médiation évitâttout ce qui concourrait à lui donner plus destabilité.

Quoi qu’il en soit, ce pacte, avec tous ses dé-fauts calculés ou inaperçus, mérita pour l’ins-tant à Bonaparte , la reconnaissance des hommesbien pensans. Au i er juillet suivant, la diètes’ouvrit à Fribourg, et l’on y vit siéger avec sa-tisfaction ce même Rediug dont la détention